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LE BLOG DE NIOXOR TINE

APPEL DU MOUVEMENT DE LA PAIX SUR LA CÔTE D'IVOIRE !

23 Janvier 2011 , Rédigé par LE BLOG DE NIOXOR TINE Publié dans #AFRIQUE MERE

NOTE PRELIMINAIRE DE NIOXOR :

 

PAIX OUI, MAIS JUSTICE D’ABORD !!!

 

Pourquoi occulter la responsabilité de Gbagbo, qui ayant donné son accord pour l’organisation des élections refuse d'en reconnaître les résultats ?
Son cas ne risque-t-il pas de faire jurisprudence, dans la mesure où tous les hommes politiques battus à des élections régulières vont dorénavant refuser de se plier au verdict des urnes? (n'oubliez pas que Gbagbo a accepté les résultats du premier tour?) N’y a-t-il pas dés lors, risque de démultiplication des conflits, partout à travers notre continent, si les élections ne constituent plus la voie royale pour l’accession pacifique au pouvoir ?

Avant de parler de paix, ne vaudrait-il pas auparavant dénoncer le comportement de Laurent Gbagbo, qui à partir de considérations ethniques et xénophobes prend en otage tout un peuple? La meilleure façon de prévenir la guerre qui s'annonce est de neutraliser la clique de Gbagbo. La Justice doit primer sur la paix.  

 

APPEL DU MOUVEMENT DE LA PAIX  :

 

LA GUERRE N’EST JAMAIS LA SOLUTION… MÊME EN CÔTE D’IVOIRE

 Gbagbo_Ouattara041110300.jpg
 

La Côte d’Ivoire vit des heures difficiles alors que les populations ivoiriennes souffrent déjà beaucoup. La nouvelle crise issue des élections présidentielles des 31 octobre et 28 novembre, entachées de graves irrégularités, ne trouvera de sortie positive que dans le dialogue, pas dans les armes.

Fallait-il ou non organiser ces élections ? On peut aujourd’hui se poser la question. Il devient de plus en plus évident que cette élection n’a pas été préparée dans les meilleures conditions de sérénité nationale et internationale.

Qui peut donc affirmer qu’il y ait eu ou non triche ? Notamment dans les nombreux secteurs non couverts par des observateurs internationaux. La France et les grandes puissances – qui prennent fait et cause pour l’un des deux camps – prennent la terrible responsabilité de brandir une torche embrasée au-dessus d’un tonneau de poudre. Ces prises de position enveniment la situation et entretiennent le « conflit de civilisation » que nombre d’obscurantismes veulent alimenter, en Côte d’Ivoire, en France, et ailleurs.

La culture de la paix, c’est ne pas entraver, ni de près, ni de loin, la prise en mains par les Ivoiriens, de leur propre chemin vers une démocratie.

S’indigner comme le font aujourd’hui les anciennes puissances coloniales, ignorant leurs parts de responsabilités dans cette situation, n’est pas crédible. Cela participe d’une nouvelle forme de colonialisme dont le peuple Ivoirien n’a aucunement besoin.

Le Mouvement de la Paix s’inquiète des appels aux armes et des préparations d’interventions militaires, et affirme haut et fort que « la guerre n’est jamais la solution, ni en Côte d’Ivoire, ni ailleurs ». Au contraire, c’est toujours dans les situations les plus difficiles qu’il faut « oser la paix ».

Le Mouvement de la Paix met en garde contre toutes les conséquences d’un conflit militaire sur les pays voisins, notamment ceux sans accès à la mer dont le port d’Abidjan constitue une source de vie précieuse.

La seule issue durable est une issue pacifique et politique. La guerre ne résoudra rien. Elle engendrera de nouvelles frustrations et amplifiera les antagonismes, prétextes d’ingérences des grandes puissances sous couvert humanitaire. Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement français de refuser toute escalade guerrière et de donner la priorité à une solution politique.

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, issus de la même famille d’hommes politiques et formés aux intérêts de l’oligarchie africaine et des grandes puissances, doivent calmer le jeu et négocier un nouveau processus de consultation populaire.

La communauté internationale doit soutenir ce retour aux urnes en proposant de travailler à définir au préalable – par la concertation de toutes les parties – les conditions de la mise en œuvre d’un contrôle international non contestable. En s’appuyant sur sa charte, dans laquelle la priorité est celle des peuples, l’ONU doit retrouver son rôle de médiateur.

Le Mouvement de la Paix soutiendra en France toutes les initiatives refusant le recours à la force en Côte d’Ivoire et consulte ses partenaires pour que s’exprime haut et fort le rejet de toute intervention militaire.


Le Mouvement de la Paix
Saint Ouen, le 5 janvier 2011

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