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LE BLOG DE NIOXOR TINE

SUTSAS: MANOEUVRES POUR UN CONGRES SANS DEBAT.

22 Décembre 2012 , Rédigé par LE BLOG DE NIOXOR TINE Publié dans #SYNDICATS

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Le SUTSAS organise, depuis ce matin du vendredi 21/12/2012, la cérémonie d’ouverture de son congrès au King Fahd Palace à Dakar.

Le déroulement de cette farce syndicale aux relents de « congrès politique » avec des militants d’emprunt, étrangers au secteur de la santé, donne raison au groupe de réflexion et de résistance pour le SUTSAS-Authentique (G2RS-A). Combien de millions de francs gaspillés au Méridien pour éblouir les militants ?  Pendant ce temps, le SUTSAS a des arriérés de cotisations au niveau de l’UNSAS et pire encore, vient d’être expulsé par l’UDEN, qui l’avait hébergé, de son siège de Derklé, faisant de notre syndicat une organisation SDF ! 

Pour la cérémonie d’ouverture, l’accès à la salle de l’ex-méridien a été refusé aux militants soupçonnés de délit de faciès, c'est-à-dire appartenant à des tendances non acquises à la cause du SG du SUTSAS. C’est ainsi que des militants dument mandatés par leurs bases, dont Cheikh Seck SG de la sous-section de l’HOGGY et d’autres responsables de même dimension  ont été retenus par des nervis, qui seraient prêtés par l’acolyte du camarade Mballo, le secrétaire général de la 15iéme section régionale du SUTSAS, nous voulons nommer le SAS. Autant, nous comprenons que la disparition de Mballo de la direction du SUTSAS signifie la fin d’un duo infernal de syndicalistes affairistes et la "mort syndicale" certaine de l’ami fidèle, autant, nous l’invitons à ne pas s’immiscer  dans le déroulement de notre congrès.

Nous dénonçons, avec la dernière énergie, cet acte antidémocratique, digne des dictatures les plus sombres. Tout cela, pour empêcher les militants de notre syndicat et l’opinion sénégalaise d’être édifiés sur leurs accointances avec des promoteurs immobiliers troubles et les entorses graves à la démocratie syndicale.

 Puisque ce « congrès politique » ne représente pas un enjeu pour notre groupe et que le vrai congrès démarre ce samedi 22 / 12 / 2012 à l’ENDS, nous réservons notre énergie à la lutte pour le respect des procédures démocratiques qui fondent notre organisation. Pour cela, nous prenons  les autorités et l’opinion publique à témoin pour que le droit syndical et la démocratie interne soient respectés.

De toute façon, nous nous opposerons résolument à toute forfaiture venant de la part de Mballo Dia Thiam et de sa clique.

Cet état de fait confirme le refus de l’actuelle direction du SUTSAS d’instaurer  des débats contradictoires sur l’orientation et le fonctionnement de l’organisation, ce qui est la raison d’être de tout Congrès.

 

Dakar, le 21/12/2012

 

 

 

 

LE SUTSAS AU BORD DU GOUFFRE !

Camarades travailleurs, militants du SUTSAS !

Notre organisation  est face  à un tournant extrêmement critique de l’histoire mouvement syndical dans le secteur névralgique de la Santé. Le SUTSAS a toujours fait la fierté de ses militants mais aussi de tous les travailleurs du secteur de la Santé et de l’Action Sociale. Il est de notre de devoir d’attirer votre attention sur le danger qui guette notre structure, qui risque de disparaitre si nous ne réagissons pas.

Voilà une organisation qui est actuellement pilotée par un groupe de sept personnes dont les cinq sont déjà à la retraite, le secrétaire général national lui-même, étant à un an de la retraite. D’ailleurs,  personne n’est dupe quant aux réelles motivations d’une revendication utopique, ayant trait à l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans, doléance, dont ils sont bien les seuls à croire à sa matérialisation. En effet, quand on sait que les travailleurs de la santé et de l’action sociale, en tant que fonctionnaires, sont régis par la loi 61-33 portant statut général des fonctionnaires, alors il semble évident que d’autres corps de la Fonction publique, comme les enseignants, devraient également bénéficier d’une prolongation de l’âge de la retraite. Cela impliquerait la création d’un statut spécial pour les agents du secteur de la Santé, chose irréalisable à l’heure actuelle.

 Nous pensons, qu’au moment où plus de 1000 agents (infirmiers, sage -femmes, médecins) sont en attente de recrutement, la revendication la plus urgente et la plus pertinente serait plutôt de trouver de l’emploi à ces milliers de jeunes.

D’ailleurs entre les deux tours des élections présidentielles un recrutement bidon a été opéré  dans la Fonction publique, avec à la clé des pseudo-médecins ou soi-disant infirmiers,  sans diplômes ou des agents n’ayant pas encore acquis la nationalité sénégalaise. Il a également été fait mention d’infirmiers recrutés sur la base  d’un simple coup de fil de téléphone. Et pourtant jusqu’au moment où nous parlons, le SUTSAS n’a pas dénoncé de façon publique cette forfaiture,  ce qui en  fait un complice des autorités gouvernementales sortantes.

Et ce n’est pas surprenant, si on voit comment les dirigeants de notre syndicat et leurs amis se partagent les bourses ou les billets pour la Mecque au niveau de la commission médicale pour le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. 

On  préfère écarter les militants dignes, issus des instances régulières de notre syndicat et  être accompagné par un adepte du « larbinisme syndical », sous le sceau de la convergence et pourtant ce syndicat allié n’a même pas le poids d’une seule sous-section du SUTSAS.

Le mandat de la direction actuelle est arrivé à terme depuis avril 2010 et malgré une prolongation  unilatérale  de 2ans ils ne sont toujours pas prêts. Et la question que l’écrasante majorité des militants est la suivante : Pourquoi MBALLO et sa bande de vieux  retraités ne veulent-ils pas lâcher  l’os ? Eh bien, tout simplement, parce que « dagne thi takh rip » ! à vous de juger !

Voilà des gens qui sont cités dans le plus grand scandale du siècle dans notre pays  à savoir, celui concernant l’agence immobilière NAMORA. Les adhérents et sympathisants du syndicat ont versé plus de 3 milliards pour la construction de 3000 logements par an et cela depuis 2008. Mais au moment où nous sommes, il n’y a que 100 logements qui sont disponibles depuis plus de 3 ans, que nos dinosaures se sont empressé de se partager, laissant en rade des dizaines de pères et mères de familles, qui ont fini de verser leurs contributions, sans même bénéficier d’un terrain. Les logements seraient construits sur un site qui ne dispose ni de titre foncier, ni de bail, ni d’autorisation de construire. Le problème serait moins grave si nos « camarades » du SUTSAS n’avaient pas ouvert un compte  à POSTE FINANCE, par lequel plusieurs  millions  de francs auraient transité .La question qu’on se pose est de savoir qui a signé les chèques qui ont servi à décaisser  l’argent et quelle est la  destination des sommes prélevées? Auraient-elles été versées à Alioune Badara  Badiane de NAMORA ?

Dans les jours à venir des documents comptables seront mis à la disposition du grand public. Et des éclaircissements seront mis  à votre disposition, sur la manière dont des proches collaborateurs de l’ex-Président Wade  et leurs complices ont aidé  à monter cette structure qu’est NAMORA et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est loin de répondre aux normes de transparence et de gestion vertueuse. Aujourd’hui sur le site de TIVAOUANE PEULH, les chantiers sont à l’arrêt. Pour la suite de NAMORA, nous vous donnons rendez-vous au prochain congrès National.

Le bilan  de l’actuel Bureau est très négatif  avec la non-satisfaction de la revendication sur l’indemnité de logement, que notre syndicat réclame depuis plus de trente ans (30ans) sans voir le bout du tunnel au moment où plus de 80%  des agents de la fonction publique en disposent.

L’indemnité de responsabilité particulière de 250 000F ne bénéficie toujours qu’à certaines catégories d’agents (médecins, pharmaciens, dentistes en l’occurrence), en oubliant les autres,  comme si les ICP, les maîtresses sages-femmes et autres agents n’exerçaient pas de responsabilités tout aussi utiles.

Cette année encore, les heures supplémentaires ne seront pas payées dans beaucoup de structures, et quand elles le sont, ce sont des taux dérisoires qui sont appliqués.

Le statut des assistants infirmiers reste confus, alors que des agents sanitaires attendent la régularisation de leur statut depuis 2004.

L‘intégration de tous les IDE et SFE au niveau licence après le relèvement du niveau de recrutement, la transparence dans la gestion des bourses, la signature du statut du personnel, les districts fictifs à LOUGA sont autant de points en attente de résolution.

Tous ces problèmes sont liées au fait que notre syndicat ne fait plus peur, étant devenu un éléphant aux pieds d’argile. Mais les militants que nous sommes, avons la possibilité de changer cette situation. L’adage dit ″qui ne dit mot consent″.

 Si vous êtes d’avis contraire réagissez avant qu’il ne soit trop tard !!!

 

Dakar, le 24 Novembre 2012

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