Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LE BLOG DE NIOXOR TINE

LA CNRI, LE SYNDROME DE GRIBOUILLE ET LA RELATIVITÉ DU TEMPS SELON LE PR SALL

20 Février 2014 , Rédigé par LE BLOG DE NIOXOR TINE Publié dans #INVITES DE LA REDACTION

Subscribe to LE BLOG DE NIOXOR TINE by Email

gribouille.jpg

LA CNRI, LE SYNDROME DE GRIBOUILLE ET LA RELATIVITÉ DU TEMPS SELON LE PR SALL


370640_1566210931_1946945694_q.jpgDiable, qu’arrive-t-il au Président Macky Sall ? Comme on dit chez, nous, il faut qu’il remue souvent mille fois la langue avant de nous parler !!!

Ses propos, souvent tenus à l’étranger, révèlent un homme irrité, nerveux, donneur de leçons. Sans doute, notre propos sera plus politique que psychanalytique. Mais, je ne peux manquer de constater une tendance très forte du Président Macky Sall à une sorte de sublimation messianique digne des hommes politiques qui placent leurs légitimités présidentielles au-delà des légitimités sociologiques voire populaires.  

Cette confusion de légitimité est source de dérives. Elle procède d’une interprétation personnalisée de la fonction présidentielle qui est plus un sacerdoce qu’un trône royal.

Sinon, comment comprendre la désinvolture du Président Sall face à la CNRI ? « Il n’y a aucune contrainte, aucun délai, je prendrai mon temps » a-t-il laissé entendre.

Dans ce cas, à quoi bon demander à une commission «d’organiser une large concertation nationale sur les réformes à mettre en œuvre à court, moyen et long termes, pour doter le pays d’une armature institutionnelle moderne, à la mesure de son ambition de devenir et de rester une grande nation de démocratie ». (CNRI : 3).

La CNRI nous a couté en argent, vraisemblablement pas loin d’un milliard. Elle a mobilisé la classe politique, religieuse, y compris ses propres partisans pour recueillir leurs avis sur ce projet de réforme.

Si tout ceci doit reposer sur l’évaluation capricieuse d’un homme, fut il Président de la République, nous devrions avoir peur de la psychologie actuelle de Macky Sall.

J’ai le sentiment profond qu’il est atteint par le syndrome de Gribouille. Gribouille se sent malade à l’idée d’être mouillé par la pluie. Il décide de ne plus sortir même durant la saison sèche, pour ne pas être pris au dépourvu par la pluie. Voilà, schématiquement le caractère drôle de l’histoire.

Le Président Macky Sall est au syndrome de Gribouille ce que la théorie de la relativité est à Einstein ! Il scelle un mariage entre « Assisards » et s’étonne d’avoir un bébé « d’assisards ». Sans doute, une analyse chromosomique devrait lui rappeler cette évidence qui fait qu’un couplage entre deux ânes ne donnera pas une chenille. Voilà que le syndrome fait place à la politique de Gribouille.

Sur le temps qu’il sollicite ou s’impose, sans doute n’a-t-il pas bien compris la théorie de la relativité. Il n’a pas le temps ! Personne n’a le temps ! Il devrait nous ramener à la durée qui est la précision du temps. Le temps lui se dilate tout comme l’espace se contracte. A moins d’avoir, une approche synchronique du temps. Dans ce cas, nous lui demandons de synchroniser sa compréhension de la notion du temps à la validation du rapport de la CNRI et de l’avant-projet de Constitution dans les brefs délais.

Tout ceci pour dire que le Président Macky Sall n’a jamais cru à des réformes profondes qui améliorent notre architecture institutionnelle. Il est encore rivé à l’horizon électoral immédiat et à ce que les énormes pouvoirs issus de la Constitution de Wade lui donnent comme avantages comparatifs vis-à-vis de ses potentiels concurrents.

Peut-être que certains lui ont donné un préjugé favorable sur ces questions institutionnelles. Pas moi ! Je continue de considérer que le Président Macky Sall est issu – bien que démocratiquement élu – de la classe des politiciens bourgeois bureaucratiques incapables d’opérer des ruptures à la dimension des enjeux démocratiques actuels et futurs.

Il en sera l’unique perdant, car le peuple décidera le moment venu, sans tambours, ni trompettes, de rependre sa légitimité !

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Commenter cet article