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LE BLOG DE NIOXOR TINE

11 septembre 2001 : A quand une commission d’enquête indépendante sur les attentats ?

10 Septembre 2009 , Rédigé par nioxor_tine Publié dans #POLITIQUE INTERNATIONALE

 

 

 

11 septembre 1973, le général Pinochet, avec l’appui de la CIA, anéantit les espoirs populaires chiliens dans un bain de sang. Salvador Allende y laissera la vie. Avant et après cette date, l’impérialisme américain s’est toujours arrogé un droit d’ingérence dans les affaires intérieures d’états souverains, qui conduisaient des politiques internes, qui n’avaient pas l’heur de leur plaire, que ce soit en Corée, au Vietnam, à Cuba, à Grenade, en Angola, au Mozambique, en Afrique du Sud ou en Egypte…

Depuis la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du système socialiste, notre monde évolue vers un schéma multipolaire avec l’apparition de nouvelles puissances telles que l’Europe en voie d’unification, la Russie en réveil avec son «grand-nationalisme», ainsi que l’émergence continue de la Chine, dont les derniers Jeux Olympiques sont révélateurs de leurs ambitions à peser de plus en plus lourd sur le cours du monde.

C’est tout cela que des stratèges américains, tels que Zbigniew Brezinski, avaient pressenti, en écrivant déjà en 1997 que le contrôle de l’Asie Centrale avec ses vastes réserves de pétrole était une condition sine qua non du maintien de la primauté globale des Etats-Unis. Pour arriver à leurs fins, l’adhésion de l’opinion publique à ces visées impériales devait être facilitée par un «nouveau Pearl Harbour». Il est maintenant établi, par les historiens, que le Président Franklin D. Roosevelt connaissait sans doute la date de l’attaque japonaise trois semaines avant qu’elle n’eût lieu, le 7 décembre 1941, mais ne s’est pas opposé à sa survenue, car le gouvernement américain avait besoin, face à une population fortement pacifiste, d’un prétexte pour entrer en guerre contre les puissances de l’Axe.

Le Projet pour le Nouveau Siècle Américain («The Project for the New American Century»), dont de nombreux membres devinrent des figures clés de l’Administration Bush, publia un document en 2000 disant qu’un «nouveau Pearl Harbour» aiderait à l’obtention de fonds pour une transformation technologique rapide de l’appareil militaire américain.

Pour arriver à leurs fins, ils ont suscité la création d’Al-Qaïda, dont les principaux animateurs sont les fameux combattants de la liberté, vétérans de la lutte antisoviétique, formés par la Cia et ses alliés Saoudiens et Pakistanais. A l’époque, il s’agissait de jouer le vert islamiste contre le rouge communiste.

Plusieurs responsables américains reconnaissaient, déjà à l’époque, les dangers potentiels de la création d’une armée d’extrémistes et de terroristes dirigés contre l’Union soviétique. Mais les enjeux du pétrole et de la déstabilisation antisoviétique semblaient, à l’époque, plus importants.

Pendant les jours précédant le 11 septembre, de fortes spéculations boursières permettaient des gains de douze à quinze millions de dollars contre les actions d’United Airlines et d’American Airlines, les deux compagnies aériennes affectées par les attentats. Cette révélation, suggérée par Cnn, a été rapidement étouffée.

Certains des pirates qui étaient supposés avoir pris place dans les deux avions du World Trade Center, s’attardent encore ici-bas, alors qu’on les croyait déjà au «Paradis des martyrs islamistes». Cela est d’autant plus troublant que, non seulement leur fanatisme religieux, mais aussi leurs compétences en matière de pilotage d’avion sont sujets à caution.  Quoi d’étonnant alors que les listes des passagers rendues publiques ne contiennent aucun nom d’Arabe ?

Il semble de plus en plus avéré que les incendies nés des impacts des gros porteurs sur les tours jumelles ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer l’effondrement de ces gratte-ciels, qui évoque plutôt une démolition contrôlée.

Qu’est-ce qui justifie donc que l’acier des bâtiments du WTC fut rapidement déblayé de la scène du crime et embarqué sur des navires à destination de l’étranger avant qu’il puisse être analysé pour y déceler des traces d’explosifs ?

Que dire de la chute du bâtiment n°7 du WTC qui n’a pas été touché par un avion et qui ne fut le théâtre que de petits incendies localisés. Cet immeuble de 47 étages hébergeait des services de la Cia et plusieurs autres services secrets et centres de commande militaire… Etait-ce, comme le supposent certains, parce que c’était précisément là que toute l’opération du 11 septembre 2001 a été organisée du début à la fin et qu’il fallait détruire des preuves compromettantes ?

Pour ce qui est du Pentagone, les dommages constatés sur l’aile Ouest ne concordent aucunement avec un crash occasionné par un Boeing 707, mais orientent plutôt vers un impact de missile. Il est bon de signaler qu’on aurait procédé à d’importants remaniements au Pentagone, une semaine avant l’attentat, en vue de préserver les centres vitaux de décision, comme si on s’attendait à une attaque au-dessus de cet endroit stratégique. Est-ce pour cela que les images, obtenues par la caméra de surveillance de la station service en face du Pentagone, ont été confisquées par le Fbi ?

Pourquoi a-t-on cru bon de conseiller au ministre de la Justice John Ashcroft et au maire de San Francisco, entre autres, d’arrêter de prendre des lignes aériennes commerciales dans la période autour du 11 Septembre ?

Il est troublant de constater qu’on a permis aux membres de la famille Ben Laden de prendre l’avion pour fuir les Etats-Unis après les attentats, en violation des règlements de l’espace aérien en vigueur à cette date, mais avec une autorisation spéciale de la Maison-Blanche.

Une fois le mal fait et des milliers de citoyens du monde injustement assassinés lors de l’hécatombe du 11 septembre 2001, quels dividendes les forces obscurantistes en ont-elles tiré ?

- L’attentat a fourni à l’Administration américaine un prétexte facile pour faire reculer les libertés civiles. Le “Patriot Act”, voté en urgence après les attentats, a considérablement accru les pouvoirs du Président en matière d’écoute téléphonique ou d’espionnage sur Internet ;
- une zone de non-droit a été créée au niveau de la base de Guantanamo, où sont encore détenus, de manière tout à fait arbitraire, des citoyens ayant le «mauvais» faciès ou le «mauvais» prénom ;

- L’image du Pakistan a été modifiée, passant de dictature militaire possédant l’arme nucléaire et soutenant des talibans moyenâgeux à celle d’ami précieux et respectable, membre de la coalition mondiale contre le terrorisme. Avec comme corollaire, l’augmentation de la tension dans la sous-région.

Au nom de la lutte contre le terrorisme, le Président américain mal élu fermera les yeux sur toutes les violations des droits de l’Homme et contribuera au renforcement des systèmes sécuritaires des régimes autoritaires en place sur tous les continents.

Au Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien sera, désormais, vu à travers le spectre déformant de la “lutte contre la terreur”. L’indulgence des Etats-Unis face à la répression sanglante contre le peuple palestinien ne sera tempérée que par le besoin pressant de l’Administration Bush du soutien tacite des pays arabes pour procéder à l’attaque finale contre l’Irak.

Au total, le danger terroriste provient bel et bien de l’Administration américaine dirigée par George W. Bush.

Obama doit, quant à lui, s’engager fermement pour l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur le 11 septembre 2001.

Mohamed Lamine LY / Yoff-Mbenguène

15-09-2008

 

 

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